A propos des "Canards"
Il y a quelques jours, des amis normaliens me posaient une question de première importance ; "Pourquoi les normaliens de l'EN de Dijon étaient surnommés "les Canards" ?
Je m'empressai de téléphoner à Daniel Breuil, président de l'Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole Normale de Dijon. Celui-ci me répondit qu'il y avait plusieurs étymologies à cette appellation et qu'il allait faire des recherches à ce sujet.
En effet ce mystère tiendrait ses origines des années 1890-1995.
Alors que les normaliens de l'EN de Mâcon étaient appelés "Roupanards" à cause de la redingote (la roupane) qu'ils portaient à cette époque, pourquoi le nom de ce volatile désignait-il ces jeunes étudiants ?
Après des recherches poussées, M. Breuil m'a fait parvenir plusieurs documents mettant en lumière trois explications. Mais chacune d'elles m'a laissé dans le doute. Je les livre pour essayer de répondre aux collègues qui piaffent d'impatience, en attente d'une réponse :
- je débuterai par l'explication qui me paraît la plus plausible.
En ces temps lointains, les normaliens portaient une redingote avec, au revers du col des palmes dorées. A l'issue d'un cours sur les palmipèdes, des enfants auraient pensé que les élèves-maîtres qui intervenaient dans leur classe étaient palmés comme des canards.
- une seconde version, expliquée par un normalien de la promotion 1895-1898 serait que, lors des sorties du jeudi, sous la conduite d'un professeur, certains normaliens se tenaient auprès de ce dernier pour jouir de sa conversation, alors que d'autres traînaient à l'arrière pour diverses raisons (fumer par exemple). Durant ces sorties, ils auraient entonné une chanson à la mode :
" Un canard déployant ses ailes, coin ! coin ! coin!
Disait à sa cane fidèle coin! coin ! coin!
Quand donc finiront nos tourments ?
S'étant identifiés à des canards, ils remplacèrent la dernière phrase par : "Quand donc finiront nos trois ans ?"
- la troisième explication me semble assez invraisemblable. En ces temps protohistorisues, les élèves de l'école de la rue Chevreul, auraient surnommé les élèves-maîtres les "petits pions". puis "les petits pois". Après l'apparition d'une chanson qui disait :
"Ah ! les p'tits pois ! les p'tits pois! les p'tits pois !
ça se mange avec les doigts", les enfants auraient bifurqué sur les canards aux petits pois ! (Bof !)
Voilà, après cette tentative d'explication, je ne sais pas si nos collègues seront renseignés, mais je remercie Daniel Breuil pour ses recherches.
CD

